
Cap sur la capitale politique puis immersion à Bomizambo, village emblématique du patrimoine et du savoir-faire Baoulé.
Yamoussoukro, c’est d’abord une parenthèse de calme au cœur de la Côte d’Ivoire, née d’une petite clairière baoulé appelée N’Gokro où l’on vivait autrefois au rythme des saisons et des grands arbres à palabres. De ce village akoué, dominé par la figure de la reine Yamousso, il reste aujourd’hui une mémoire bien vivante, mais aussi un décor transformé : avenues larges, lacs artificiels, jardins soignés et une lumière de savane qui adoucit les contours de la ville.

C’est ici que naît Félix Houphouët‑Boigny, futur président, qui fera de son village natal une capitale tournée vers l’avenir plutôt qu’un simple souvenir de brousse. En choisissant d’y installer le cœur politique du pays, il offre à Yamoussoukro des infrastructures modernes, des établissements d’enseignement prestigieux et surtout un monument hors norme : la Basilique Notre‑Dame de la Paix, inspirée de Saint‑Pierre de Rome, aujourd’hui visitable tous les jours avec des guides passionnés et une vue panoramique sur la ville.
Pour le visiteur, Yamoussoukro est une surprise à ciel ouvert : on y passe d’un immense sanctuaire baigné de vitraux colorés aux lacs aux caïmans sacrés qui bordent le palais présidentiel, attraction unique en Afrique de l’Ouest où l’on peut observer les crocodiles du Nil se prélasser au soleil. Ajoute à cela le parc animalier d’Abokouamékro à proximité, les longues avenues presque théâtrales et l’ambiance tranquille d’une ville à la fois capitale et grande bourgade, et tu obtiens une destination qui mêle patrimoine, nature et dépaysement, idéale pour un détour de quelques jours loin de l’agitation d’Abidjan.






ATTENTION :
Privilégier une tenue confortable, des chaussures adaptées à la marche et une protection contre le soleil.
***Visite de la Basilique
Afin de respecter le caractère sacré du lieu, une tenue décente et appropriée est exigée pour l’entrée à la Basilique.
Les jupes, robes et shorts courts ainsi que les débardeurs sont INTERDITS. Si votre tenue ne répond pas à ces recommandations, merci de prévoir un foulard, un pagne ou un boubou à porter avant l’entrée dans la Basilique.
Le programme :
| Horaires | Déroulé |
|---|---|
| 05h00 | Départ d’Abidjan pour Yamoussoukro (3h30 – 4h de trajet). |
| 09h00 | Arrivée au lac aux crocodiles (point de rassemblement). |
| 09h00-12h00 | Visite et découverte des sites : Lac aux crocodiles ou Résidence Houphouet – Basilique – Fondation |
| 12h00-12h20 | Départ en direction du restaurant Eden. |
| 12h20-13h30 | Bandji de bienvenue + Déjeuner. |
| 13h30 | Départ pour Bomizambo (1h max de trajet). |
| 14h30 | Arrivée à Bomizambo + Accueil festif |
| 14h45-16h45 | Visite de Bomizambo ; village des Tissérands ; immersion au cœur du savoir-faire Baoulé + Danse masque GOLI |
| 16h45 | Départ pour Abidjan. |
| 20h45 | Arrivée prévue au restaurant (à préciser) ou à l’hôtel. |
Les visiteurs et touristes de laCôte d’Ivoire en profitent pour visiter le fameux lac aux caïmans. Avec la monumentale basilique, ces crocodiles sont la principale attraction de Yamoussoukro.
Quelques images pour les curieux :

Le restaurant EDEN
Déjeuner à l’Eden, restaurant local



Le village de Bomizambo
Situé à 34 km au nord de Yamoussoukro, le village de Bomizambo est différent des autres en Côte d’Ivoire. Fief de tisserands, il est réputé pour la fabrication du pagne Baoulé très prisé en Côte d’Ivoire dans les cérémonies traditionnelles, mais aussi dans d’autres pays africains. Dans cette bourgade peuplée de Baoulés, ethnie majoritaire du pays, l’art ancestral du tissage se transmet de père en fils pour la pérennisation du métier. En pleine Can, Sud Quotidien vous emmène à la découverte de cette localité qui donne vie au patrimoine artisanal ivoirien.



Le voyage vers le village situé à 34 km au nord de Yamoussoukro en direction de la ville de Bouaké, dure environ 40 minutes en taxi. Tout au long de la route, la beauté de la nature séduit avec ses cocotiers, ses bananiers, ses papayers ou encore ses plantations de manioc. On aperçoit aussi des ateliers de tisserands et des groupes de femmes s’affairant autour de la production de l’attiéké. Des vendeurs de fruits devant quelques patelins longeant la route s’ajoutent au décor. Sur les lieux, sous un grand hangar au bord de la route, des pagnes tissés de tous genres et de toutes sortes de couleurs s’offrent à nous. Bienvenue à Bomizambo, la capitale du pagne Baoulé. Ce tissu traditionnel africain est porté lors des baptêmes, des weekends de Pâques et des cérémonies de dot en Côte d’Ivoire et au-delà même des frontières ivoiriennes.
Dans ce village peuplé de Baoulés, ethnie majoritaire de la Côte d’Ivoire représentant 30% de la population, le tissage du pagne Baoulé est la principale activité économique des populations.

